40 startups françaises conquièrent Aix, le Davos de l'économie

Pourquoi ça compte pour toi
Pendant des années, la tech française brillait par ses levées de fonds et ses événements spécialisés, mais restait absente des lieux où se nouent vraiment les partenariats stratégiques et les décisions publiques. Cette année, 40 startups et scale-up françaises occupent le terrain aux Rencontres économiques d'Aix-en-Provence — un signal que l'écosystème change de posture : il ne veut plus juste lever des fonds, il veut influer sur la politique et l'économie du pays.
Ce qu'il faut retenir
- 1.40 startups françaises présentes (contre peu l'année dernière) : Back Market, Doctolib, Qonto, OVHcloud, Verkor, BlaBlaCar et autres poids lourds
- 2.Tous les secteurs représentés : IA, santé, cyber, cloud, énergie, spatial, quantique, fintech — portrait de la tech française d'aujourd'hui
- 3.Double enjeu : nouer des partenariats B2B avec les grands groupes ET sensibiliser les décideurs politiques aux vrais défis (financement, souveraineté, commande publique)
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Pourquoi maintenant ?
Les Rencontres d'Aix-en-Provence, c'est l'équivalent français de Davos. On y trouve les PDG de TotalEnergies, Carrefour, Saint-Gobain, les candidats à la présidentielle, les économistes qui font l'opinion. Pendant des années, la French Tech n'y était qu'une figurante.
Cette année, c'est différent. Julie Huguet, directrice de la Mission French Tech, a organisé une délégation structurée. Et ce n'est pas du hasard : "Les Rencontres d'Aix, c'est un rendez-vous où se discute l'avenir économique du pays, et la French Tech doit faire partie de ces débats."
Qui est là ?
La liste est solide. Back Market (marché des appareils reconditionnés), Doctolib (prise de rendez-vous médicaux), Qonto (fintech B2B), OVHcloud (cloud souverain), Verkor (batteries électriques), BlaBlaCar (covoiturage), Electra (chargeurs rapides pour véhicules électriques)... Tu croises aussi des pépites moins connues : Aqemia (IA pour la chimie), GravitHy (hydrogène vert), Renaissance Fusion (fusion nucléaire), Bioptimus (IA biotech).
Trois jours, c'est peu pour croiser les bons interlocuteurs. Sauf qu'à Aix, les gens importants sont tous au même endroit. Un dirigeant de startup peut rencontrer un patron du CAC 40, un ministre, un investisseur en fonds de famille, tout ça en quelques heures.
Le vrai jeu : politique + affaires
Aurélien de Meaux (Electra) et Maya Noël (France Digitale) s'entretiennent avec les candidats à la présidentielle. Pourquoi ? Parce que les vrais obstacles pour la French Tech ne sont pas techniques — ils sont fiscaux, réglementaires, politiques.
Financement : la France tarde à créer des fonds de montée en puissance de taille mondiale. Cessions : les licornes françaises se font racheter par des Américains ou des Chinois. Commande publique : l'État n'achète pas assez à sa propre tech. Souveraineté : les données sensibles hébergées chez les Américains. Ce sont les sujets qu'on porte aux politiques à Aix.
Symbole d'une mutation
Le changement est subtil mais réel. La French Tech a longtemps été définie par ses levées de fonds, ses licornes (Criteo, Yext, Getir), ses conférences spécialisées. Maintenant, elle veut s'asseoir à la table des décideurs économiques et politiques du pays.
Comme le dit Aurélien : "Le Next 40, c'est notre nom. Notre vocation, c'est un jour d'intégrer le CAC 40." Pas juste avoir des valorisations élevées — devenir des champions français de l'économie réelle.
Et concrètement pour toi ?
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Pour toi, suis pas juste la couverture médias de l'événement : creuse pourquoi Aix est devenu le terrain des vraies décisions (pas Vivatech) et ce que ça dit de la montée en pouvoir politique des startup françaises. C'est un tournant de structure, pas juste un salon.
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