Intermédiaire·2 min·2 septembre 2026

Claude a recodé Direct2D en 180 000 lignes pour Paint.NET

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Un développeur IA a écrit 180 000 lignes de code pour contourner l'obstacle majeur de Paint.NET sur Linux.
Claude a recodé Direct2D en 180 000 lignes pour Paint.NET

Pourquoi ça compte pour toi

Cet exemple concret montre comment l'IA peut aujourd'hui attaquer des problèmes techniques exigeants (rétro-ingénierie, gestion mémoire bas niveau) que les humains trouvaient bloquants. Mais aussi ses limites : Rick Brewster, l'auteur de Paint.NET, a dû corriger du code « en vibe », sans relecture complète, et surveiller Claude de près sur la gestion des ressources.

Ce qu'il faut retenir

  • 1.Claude a recréé Direct2D de zéro par rétro-ingénierie pour que Paint.NET tourne sur WINE (Linux)
  • 2.180 000 lignes générées, la plupart non relues en détail — Rick les appelle du « vibe code »
  • 3.L'IA a brillé sur la rétro-ingénierie complexe, mais a buggé sur les bases (AddRef, gestion mémoire)

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Quand l'IA sauve un projet, mais de façon pas très rassurante

Rick Brewster vient de publier une anecdote fascinante sur la façon dont Claude a résolu un problème qui le bloquait depuis des années : faire fonctionner Paint.NET sur WINE (la couche de compatibilité Windows sur Linux).

Le coupable ? Direct2D, l'API graphique Windows de Microsoft, trop complexe pour être émulée correctement par WINE.

Le problème était insoluble

Rick ne pouvait pas juste désactiver Direct2D — c'est trop profondément intégré. Il ne pouvait pas l'émuler de façon classique. La solution : faire générer à Claude une implémentation complète de zéro, par rétro-ingénierie.

Résultat : 180 000 lignes de code, nommées PaintDotNet.Windows.Direct2D1.Managed.dll, qui vivent maintenant dans Paint.NET.

Pourquoi c'est intéressant (et inquiétant)

Claude a fait de l'excellent travail sur les formules mathématiques des effets intégrés de Direct2D — de la rétro-ingénierie « intelligente et fastidieuse » qui aurait pris des mois à un humain.

Mais voilà le hic : Rick appelle ça du « vibe code ». Traduction : il fait confiance au résultat, mais ne peut pas vraiment le vérifier. 180 000 lignes, c'est trop pour une relecture humaine exhaustive (Paint.NET entier en compte 700 000, que Rick a accumulées en 20 ans).

Et l'IA a dérapé sur les bases. Elle oubliait les AddRef() (l'équivalent COM du comptage de références). Rick a dû intervenir, corriger, faire la nounou.

Ce qu'il faut retenir

Ce n'est pas « l'IA a résolu le problème » — c'est « l'IA a généré 180 000 lignes, un humain les a validées à 80%, et ça marche ». Pas mal pour une infrastructure bas niveau, mais c'est clairement du code avec des garanties molles.

Pour Paint.NET sur Linux, c'est une victoire. Pour les projets critiques ? À méditer.

Et concrètement pour toi ?

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🔭 Curieux

Pour toi, retiens que l'IA excelle quand c'est nouveau et complexe (créer Direct2D from scratch), mais échoue sur les bases que tout dev connaît (compter les références). C'est l'inverse de ce qu'on croit : elle crée, elle ne peaufine pas.

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