Intermédiaire·2 min·30 avril 2026

Les faillites dépassent les exits : le capital-risque étouffe

Pour la première fois, il y a eu plus de faillites que de sorties heureuses dans le capital-risque en 2025.
Les faillites dépassent les exits : le capital-risque étouffe

Pourquoi ça compte pour toi

Si tu as levé des fonds ou envisages de le faire, tu dois comprendre pourquoi le marché du VC s'étouffe. Les VCs ne peuvent plus recycler leur capital facilement, donc ils lèvent moins et investissent moins. C'est un effet domino qui touche directement les startups en recherche de financement ou d'acquéreur.

Ce qu'il faut retenir

  • 1.3 949 faillites contre 3 638 exits en 2025 — c'est du jamais-vu aux États-Unis et en Europe
  • 2.Responsable : l'euphorie 2020-2021 a créé des bulles de valorisation que le marché ne peut pas absorber
  • 3.Les VCs ne trouvent pas d'acheteurs → moins de liquidité → moins de nouveaux fonds levés → cercle vicieux

Pourquoi cette débâcle arrive maintenant

Ce n'est pas une surprise : après les excès du cycle 2020-2021 où les capitaux pleuvaient à des valorisations absurdes, la gravité s'impose. Le marché ne peut pas absorber la montagne de startups en attente de sortie sans revoir drastiquement les prix à la baisse.

Résultat ? Un déséquilibre massif entre l'offre (tonnes de boîtes en quête d'argent ou de rachat) et la demande réelle (peu d'acquéreurs solvables). Les conditions de liquidité se sont évaporées.

Le mécanisme de reproduction du VC s'enraye

Voici le vrai problème : un VC lève un fonds, investit dans 20 startups, attend 5-7 ans, puis a besoin de sorties réussies pour récupérer du cash et lever son prochain fonds.

Sans sorties, pas de cash. Sans cash, pas de nouveaux investissements. Tu commences à voir le piège ?

Aux États-Unis et en Europe, les opérations entre VCs ont chuté de 45 % à 49 % en 2025. Les VCs se figent.

Qui gagne ? Le private equity

Pendant que les VCs s'étouffent, le private equity (les gros fonds « buy-out ») rafle la mise. Ils ont des horizons plus longs, des poches plus profondes, et moins besoin de réanimation immédiate.

En Europe surtout, le marché devient dépendant du PE pour les sorties tardives. C'est une dégradation de facto : plutôt que des introductions en bourse ou des rachats stratégiques, tu te retrouves avec des transactions secondaires entre fonds.

La lueur : l'IA (avec prudence)

Une bonne nouvelle : l'IA concentre un flux de sorties constant avec des valorisations qui tiennent bon. OpenAI et Anthropic pourraient débarquer à Wall Street en 2026, ce qui insufflerait de l'optimisme dans l'écosystème.

Mais attention : les valorisations de l'IA sont fragiles. Une correction violente ferait plonger l'ensemble du marché VC.

Ce qu'il faut retenir

Le marché du capital-risque n'est pas cassé, il est fatigué. Pas de retour à la normale avant 2027-2028 minimum. Les startups avec des fondamentaux solides s'en sortiront. Les autres ? C'est le sable.

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