Intermédiaire·2 min·6 juillet 2026

L'IOCCC est de retour : 23 crimes contre la lisibilité du C

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Le concours de code C le plus illisible du monde revient avec une surprise : un vrai cas d'usage pour préserver les logiciels anciens.
L'IOCCC est de retour : 23 crimes contre la lisibilité du C

Pourquoi ça compte pour toi

Tu n'as pas besoin de coder en C pour trouver ça fascinant. L'IOCCC montre comment les limites d'un langage deviennent un terrain de jeu créatif — et cette année, l'un des gagnants résout un vrai problème : conserver les logiciels quand le matériel original disparaît. C'est du hacking philosophique autant que technique.

Ce qu'il faut retenir

  • 1.Adrian Cable a mis en œuvre un émulateur Subleq en 366 bytes de C — assez pour faire tourner Linux et jouer à Pong
  • 2.Yusuke Endoh a remporté 3 prix en créant du code qui se reformate lui-même pour afficher des tubes Nixie
  • 3.Jonah Uellenberg a écrit un Pong qui est une quine : chaque exécution affiche son propre code source modifié

Tu galères avec le jargon ?

Lis la version réécrite en mode débutant — toutes les idées, sans le jargon.

Pourquoi c'est fascinant (et utile)

L'International Obfuscated C Code Contest existe depuis 1984 pour célébrer le pire code possible — du point de vue lisibilité. Mais cette année ? Un gagnant résout un vrai problème.

Adrian Cable a construit un émulateur pour l'architecture Subleq, un One Instruction Set Computer (OISC). L'idée : pouvoir émuler n'importe quel vieux système sur n'importe quelle machine moderne, de façon ultra-portable. Son implémentation tient en 366 bytes. Neuf lignes de C. La démo montre ça qui génère des ensembles de Mandelbrot en couleur, joue à Pong, et lance Linux avec des apps.

Tu peux l'écrire à la main sur une carte postale.

Les autres délires

Yusuke Endoh (le gagnant le plus prolifique cette année avec 3 prix) :

  • Un simulateur de tube Nixie où le code source lui-même affiche les chiffres en couleur
  • Un générateur de figures de Lichtenberg qui crée des motifs de foudre
  • Un programme qui se modifie lui-même, se recompile, et produit le code du diff qu'il vient d'utiliser

Jonah Uellenberg a créé quelque chose de dingue : un quine Pong. Un quine, c'est un programme qui affiche son propre code source. Lui a poussé l'idée : son Pong affiche le jeu en espaces dans le code source. Tu lances le programme, tu joues un coup, il produit une nouvelle version du code source avec le jeu d'une image plus loin. Tu recompiles ce résultat, tu rejoues, et ça continue.

Chaque image du jeu est le code source en train de changer.

Ce qu'on en retient

L'IOCCC existe parce que les humains adorent pousser les limites des outils. Mais cette année, on voit que l'obfuscation n'est pas juste du spectacle — elle peut résoudre des problèmes réels de préservation logicielle. Le reste ? C'est du pur art computationnel. Du code qui joue avec ta tête et qui te rappelle que la programmation est aussi une forme de créativité.

Il y a 23 gagnants au total. Lis-les tous sur le site de l'IOCCC.

Et concrètement pour toi ?

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🔭 Curieux

Pour toi, ce qui fascinante c'est que le code devenu inintelligible retrouve un sens : une quine qui s'auto-affiche, un émulateur en 366 bytes. C'est comme l'art conceptuel — la limite devient le message. Lis les solutions : elles te montreront des cerveaux qui pensent très différemment.

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