OneFlash lève 3,5M€ : les batteries portables conquièrent l'Europe

Pourquoi ça compte pour toi
OneFlash montre comment un service simple et visible (emprunter une batterie, la restituer ailleurs) crée un modèle économique durable avec 80% de marge opérationnelle. Pour les entrepreneurs, c'est un cas d'école : traction réelle (75% de croissance annuelle), partenaires stratégiques (IKEA, SNCF, aéroports), et levée sans battage marketing. À regarder si tu construis une place de marché ou un service de location.
Ce qu'il faut retenir
- 1.3,5M€ levés en série A (dont 2,1M de Blast Club, le fonds d'Anthony Bourbon)
- 2.1,2M utilisateurs, 75% de croissance/an, 2000 stations en 11 pays européens
- 3.Trois modèles économiques : B2B (200€/mois), régie publicitaire, ou paiement par l'utilisateur (2€/h)
- 4.Objectif : 5000 bornes fin 2027, 10000 en 2030 (vs ~2000 aujourd'hui)
Le modèle : simple, visible, profitable
OneFlash, fondée en 2019 à Station F par Lucas Di Franco, joue sur un principe bête mais efficace. Tu as un téléphone sans batterie ? Tu scans un QR code, tu empruntes une batterie portable, tu la recharges partout, tu la ramènes n'importe où dans le réseau. Zéro inscription, zéro application obligatoire.
Le génie : ce service est ultra-visible. Les bornes squattent les lieux à fort passage (métro parisien, gares SNCF, Stade de France, Ikea, Leroy Merlin, aéroports). Résultat, 1,2M d'utilisateurs en 2026, croissance de 75% sur un an, et déjà 15% des emprunts se font entre stations (tu prends une batterie à Marseille, tu la rends à Paris).
L'économie : trois leviers, zéro dépendance
Lucas propose trois modèles selon le partenaire :
- ▸B2B pur : 200€/mois par station pendant 36 mois, batterie gratuite pour l'utilisateur
- ▸Régie publicitaire : l'exploitant se refinance via les écrans des bornes
- ▸Paiement utilisateur : 2€ de l'heure si l'accès est gratuit pour le partenaire
Résultat annoncé : 80% de marge opérationnelle. C'est énorme. Pourquoi ? Pas de coût d'acquisition client (tu arrives déjà à Ikea), batteries amorties vite, logistique prévisible.
Pourquoi Blast Club investit (et ce que ça change)
Blast Club, le fonds d'Anthony Bourbon, apporte 2,1M des 3,5M levés. L'intérêt est malin : OneFlash compte 14 000 ambassadeurs potentiels (les membres de Blast) qui deviennent des yeux sur le terrain. Ils envoient des photos si une borne bouge, si un QR code est dégradé. C'est de la gestion des opérations en mode participatif, sans coût.
Pour Lucas, c'est un accès à « un thermomètre dans toute la France ». Pour Blast, c'est un business qu'on comprend en deux secondes, très visible, ancré dans le quotidien.
Les objectifs : densification massive
OneFlash vise 5000 bornes d'ici fin 2027 / début 2028, puis 10000 en 2030. Sachant qu'elle en a ~2000 aujourd'hui, c'est x2,5 à x5 en 4-5 ans.
La trajectoire est claire : plus de bornes = plus d'utilisateurs = plus de données sur les points chauds = optimisation commerciale = rentabilité sans avoir besoin de l'optimiser aujourd'hui. Lucas assume même ne pas viser la rentabilité tant que la croissance est x2+.
À retenir
OneFlash illustre un modèle peu spectaculaire mais solide : une solution qu'on peut expliquer en 30 secondes, ancrée dans les lieux physiques que tout le monde fréquente, avec plusieurs leviers de monétisation. Pas d'IA, pas de blockchain, juste de la logistique intelligente et du bon timing.
Pour les entrepreneurs : c'est pas parce qu'une idée est simple qu'elle ne passe pas à l'échelle. Et dégager 80% de marge en B2B tout en offrant un service gratuit à l'utilisateur, c'est rare. Ça mérite d'être regardé.
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