OnlyOffice te piège avec une licence AGPLv3 contrefaite

Pourquoi ça compte pour toi
Si tu redistribues OnlyOffice ou du code sous AGPLv3, tu dois connaître ce piège. Ascensio joue sur l'ambiguïté de la licence pour te forcer à garder ses logos. Bonne nouvelle : AGPLv3 §7¶4 t'autorise à supprimer cette « restriction supplémentaire ». Mauvaise nouvelle : Ascensio est agressif en justice, donc il y a un risque.
Ce qu'il faut retenir
- 1.OnlyOffice ajoute des logos partout dans l'interface et prétend que tu dois les conserver.
- 2.La licence AGPLv3 §7¶4 te donne le droit légal de retirer les termes qui contredisent la liberté du copyleft.
- 3.Ascensio mélange deux clauses différentes (7b et 7e) pour créer une contradiction intentionnelle.
Tu galères avec le jargon ?
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Le piège OnlyOffice expliqué simplement
Ascensio (l'éditeur d'OnlyOffice) joue à un jeu glissant. Voici comment ça marche :
Les trois mouvements du tour de passe-passe
- ▸D'abord : OnlyOffice est sous licence AGPLv3, ce qui semble bon pour la liberté.
- ▸Ensuite : Ascensio ajoute une clause valide (§7e) : « on ne te cède pas les droits sur nos marques ».
- ▸Puis : Ascensio parsème ses logos partout dans l'interface (logiciel insigne).
- ▸Enfin : Ascensio prétend que §7b de l'AGPLv3 t'oblige à les conserver.
Résultat : tu ne peux pas afficher les logos (droits refusés) mais tu peux pas les enlever non plus (obligation de les garder). C'est une impasse volontaire.
Pourquoi c'est du flan légal
L'AGPLv3 existe justement pour éviter ce genre de contradiction. La clause §7¶4 dit clairement : « Tu peux supprimer tout terme qui contredit la liberté de la licence ».
Dans les années 1990-2000, des éditeurs faisaient la même chose : mettre GPLv2 officiel et ajouter secrètement « mais pas pour la vente commerciale ». Interdiction légale de redistribuer, liberté légale d'utiliser. Impasse.
Les rédacteurs de GPLv3 ont corrigé ça en donnant aux utilisateurs le droit de rayer les restrictions en trop.
Le problème réel
C'est pas le droit qui pose souci, c'est le prix à payer. Les entreprises comme Ascensio sont effectivement agressives en justice (affaire Neo4j = exemple classique). Si tu touches à leurs logos, t'auras des avocats aux trousses. Aucune jurisprudence favorable pour te protéger.
Donc : tu as raison légalement, mais tu risques une bataille coûteuse.
À retenir
AGPLv3 §7¶4 te sauve, mais demande du courage. Ascensio parie que tu auras trop peur pour l'invoquer.
Et concrètement pour toi ?
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Pour toi, ce qui te montre que même l'open source n'est pas neutre : une entreprise peut exploiter les failles d'une licence réputée "libre" pour te forcer à afficher ses logos, ce qui remet en question ce que signifie vraiment la liberté logicielle.
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