Pasqal se lance au Nasdaq avec 360 millions de dollars

Pourquoi ça compte pour toi
Pasqal vient de lever 360 millions de dollars via une fusion SPAC et s'affiche au Nasdaq. C'est un signal que le quantique français sort de l'anonymat et trouve enfin des capitaux. Pour toi créateur ou entrepreneur : ça montre que les deeptech français attirent l'argent américain, et que le quantique n'est plus un rêve de physiciens, mais une course commerciale réelle.
Ce qu'il faut retenir
- 1.Pasqal fusionne avec le SPAC Bleichroeder et lève 360 millions de dollars de trésorerie
- 2.Cotation au Nasdaq le 28 août 2026 sous les tickers PSQL et PSQLW ; double cotation Euronext prévue
- 3.7 machines quantiques déployées, plus de 25 applications en énergie, finance et science des matériaux
- 4.Priorités : élargir les champs d'application et augmenter la capacité de production à Palaiseau
- 5.Alain Aspect (prix Nobel) préside le conseil d'administration en rôle non exécutif
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Le Nasdaq pour attirer les capitaux deeptech
Pasqal a choisi le Nasdaq plutôt qu'Euronext, un choix assumé par son directeur financier Stéphane Rougeot : « C'est le marché de capitaux où une entreprise deeptech trouve le plus de capitaux disponibles ». C'est un signal : les autres champions du quantique européens ont déjà pris le même chemin. Une double cotation sur Euronext Paris devrait suivre dans les mois qui viennent — un compromis pour conserver l'ancrage français tout en jouant sur le terrain américain.
360 millions pour deux axes
L'argent levé doit servir deux moteurs :
1. Déployer à l'international. Pasqal dispose déjà de 7 unités de traitement quantique en service et 3 en production. Elles résolvent des problèmes concrets en science des matériaux, énergie et finance. L'enjeu : s'étendre aux secteurs encore vierges.
2. Passer à l'échelle de production. L'usine principale de Palaiseau devra sortir plus de machines. C'est l'étape où beaucoup de deeptech trébuchent : avoir un prototype qui fonctionne, c'est une chose. Produire en série, c'en est une autre. Loïc Henriet (directeur technique) l'avoue : « L'autre priorité, ce sont les moyens de production ».
Pourquoi ça compte
Pasqal est le premier champion du quantique français à atteindre la Bourse. Ce n'est pas juste une étiquette : ça change la capacité à recruter, à négocier avec les grands clients, à financer les prochains défis technologiques. Avec plusieurs années de visibilité financière, Pasqal peut se permettre de viser la vraie frontière du quantique : la correction d'erreurs, qui reste le goulot d'étranglement aujourd'hui.
Et concrètement pour toi ?
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Pour toi, retiens que c'est la première fois qu'une deeptech française lève cet argent au Nasdaq : c'est moins sur le quantique lui-même que sur la crédibilité française en tech hard. Ça change la perception des startups hexagonales auprès des investisseurs américains.
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