🎭 Pensée pratique

Que ferait Marc Aurèle, Steve Jobs ou ta grand-mère dans ta situation ?

Pourquoi consulter mentalement plusieurs figures (philosophes, founders, sagesse populaire) débloque ce que des semaines de pour/contre n'arrivent pas à débloquer.

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Pourquoi tu tournes en rond depuis trois semaines

Tu hésites sur une décision. Tu fais des listes pour/contre. Tu en parles à 3 amis. Tu lis des articles. Tu reviens au point de départ. Six semaines plus tard, tu en es exactement au même point.

C'est typique d'un certain type de blocage : ton cerveau a épuisé sa propre perspective. Il a besoin d'autres angles pour avancer.

Une technique vieille comme la philosophie résout ça : se demander ce que ferait, dans cette situation, quelqu'un d'autre que toi. Pas n'importe qui — quelqu'un dont tu admires la façon de penser. Marc Aurèle. Steve Jobs. Ta grand-mère. Brené Brown. Spinoza. Une figure qui a un prisme différent du tien.

La technique en 3 étapes

Étape 1 — Choisir 3 à 5 figures aux prismes différents

La règle d'or : mélanger les registres pour vraiment ouvrir ton angle. Pas 5 founders tech qui auront tous le même réflexe.

Une bonne sélection comprend :

  • 1 philosophe / sage (Marc Aurèle, Sénèque, Bouddha, Spinoza, Hannah Arendt) → prisme : ce qui dépend de toi, ce qui est éphémère, ce qui mérite vraiment ton énergie
  • 1 founder / dirigeant (Steve Jobs, Coco Chanel, Yvon Chouinard, Naval Ravikant) → prisme : que veux-tu construire, à quel prix, avec quelle radicalité
  • 1 figure intime (ta grand-mère, ton mentor, ton parrain) → prisme : la sagesse populaire, le bon sens, ce qui compte vraiment quand on regarde une vie depuis sa fin
  • 1 écrivain / artiste (Camus, Annie Ernaux, Hemingway) → prisme : ce que ressens-tu vraiment, qu'est-ce qui te transforme
  • 1 figure contemporaine (Brené Brown, Adam Grant, James Clear) → prisme : la psychologie pratique, les données, l'action concrète

Étape 2 — Te poser la question à voix haute, pour chacune

Pas dans ta tête. À voix haute, ou par écrit. L'exercice ne marche que si tu sors de ton ressassement mental.

Pour chaque figure, formule explicitement :

"Voici ma situation : [résumé en 3 phrases]. Que me conseillerait [figure] ? Et surtout : par quel prisme regarderait-elle/il ma situation ?"

Tu peux écrire la réponse à la première personne. Tu seras surpris de la qualité de ce qui sort. Ton cerveau a en mémoire beaucoup de la pensée de cette figure (ses livres, ses interviews, son histoire). Il sait reconstituer leur posture face à ton problème.

Étape 3 — Repérer le fil rouge ET les divergences

Une fois que tu as 3-5 perspectives, regarde :

Ce qui revient en commun dans toutes les voix → c'est probablement la vérité que tu refuses de voir dans ton ressassement.

Là où ils s'opposent → c'est probablement ton vrai dilemme, plus précis qu'avant l'exercice.

À ce stade, tu n'as pas la réponse. Mais tu as clarifié la question. C'est souvent ce qui débloque.

Pourquoi ça marche : 4 mécanismes psy

1. Sortir du système 1 (Kahneman)

Tu pensais avec ton cerveau émotionnel rapide (système 1). Évoquer mentalement Marc Aurèle active ton système 2 (analytique, lent). Tu déclenches une autre partie du cerveau.

2. Le détour par l'altérité

Demander "que ferais-je ?" te ramène à toi. Demander "que ferait X ?" te détache temporairement de ton ego. Tu accèdes à des perspectives que tu n'oserais pas formuler en ton nom propre.

3. La diversité de prismes

Une décision difficile a souvent plusieurs vérités simultanément vraies. Marc Aurèle te dira "ce qui dépend de toi" ; Steve Jobs te dira "qu'est-ce que tu veux vraiment construire" ; ta grand-mère te dira "qu'est-ce qui comptera dans 20 ans". Toutes ont raison, mais sur des registres différents. La synthèse devient possible.

4. L'autorité empruntée

Quand tu te dis "je devrais oser", ton cerveau peut l'ignorer (c'est juste toi). Quand tu te dis "Brené Brown me dirait : la vulnérabilité est un courage", le message porte plus, parce qu'il est validé par une figure que tu admires.

Cas d'usage : 5 situations où l'exercice fonctionne très bien

Cas 1 — Tu hésites à quitter ton job

Marc Aurèle : "Combien de temps reste-t-il à ta vie ? Ce qui te bouffe l'âme chaque jour vaut-il le confort matériel ?"

Steve Jobs : "Si c'était la dernière fois que tu pouvais choisir, choisirais-tu ce que tu fais aujourd'hui ?" (sa fameuse question matinale)

Ta grand-mère : "Ne reste pas par peur. La peur, ça ne nourrit personne."

Brené Brown : "Tu confonds peut-être la sécurité avec la prison. Quelle conversation difficile évites-tu en restant ?"

Synthèse possible : tu restes par peur, et la peur n'est pas une boussole. Reste si tu veux construire quelque chose ici. Pars si tu veux fuir quelque chose — auquel cas, fuis vraiment, pas vers un autre piège.

Cas 2 — Tu dois donner un feedback dur à quelqu'un

Brené Brown : "La clarté est gentillesse. Le flou est cruel."

Coco Chanel : "Dis ce que tu penses, ou ne dis rien. Le mensonge poli n'a jamais aidé personne."

Marc Aurèle : "Ne reproche pas à l'autre ce qui dépend de toi : ta réaction, ton ton, ton choix de mots."

Ton mentor : "Tu te souviens du jour où je t'ai dit la vérité dure ? Ça m'a coûté. Mais tu as bougé. C'est ce qui comptait."

Cas 3 — Tu doutes de ton couple

Annie Ernaux : "Écris ce que tu n'oses dire. La vérité est dans ce que tu écartes."

Sénèque : "Ce qui te lie est-il l'amour, ou la peur de ce qui suivrait ?"

Brené Brown : "Identifies-tu une rupture de confiance, ou une simple traversée ?"

Ta grand-mère : "Les couples bien faits passent par des saisons sans jardin. Ne décide rien quand ton sol est gelé."

Cas 4 — Tu envisages un grand investissement (immo, business, formation)

Naval Ravikant : "Tu joues un jeu où tu peux te permettre de perdre ?"

Yvon Chouinard : "Cette dépense te rapproche-t-elle de ce que tu veux vraiment, ou est-ce du bruit social ?"

Marc Aurèle : "Ce que tu achètes te rendra-t-il plus libre, ou plus prisonnier ?"

Spinoza : "L'objet de ton désir est-il vraiment lui, ou est-il symbole d'autre chose que tu n'as pas nommé ?"

Cas 5 — Tu es en deuil ou en chagrin

Sénèque (qui a perdu un fils) : "Pleure tout ton soûl. Mais ne fais pas de la douleur ton identité."

Bouddha : "L'attachement à ce qui n'est plus crée une seconde douleur, sur la première. La première est inévitable. La seconde est facultative."

Marc Aurèle : "Tout ce que nous aimons est mortel. C'est précisément pour ça que c'est précieux."

Annie Ernaux : "Écris. Écris les détails que tu peux encore te rappeler. Le souvenir s'efface si on ne l'inscrit pas."

Les pièges de l'exercice (et comment les éviter)

Piège 1 — Choisir des figures trop similaires

Si tu prends 5 founders tech, tu vas avoir 5 versions de "prends le risque, sois ambitieux". Pas d'apprentissage. Mélange impérativement les registres.

Piège 2 — Mettre dans la bouche d'une figure ce que tu veux entendre

Si tu utilises "Steve Jobs me dirait de fonder ma startup" pour te convaincre, tu te trahis. Reste lucide : Steve Jobs te dirait probablement "Pourquoi tu veux fonder une startup, vraiment ?". Pas un blanc-seing.

Piège 3 — Caricaturer

Marc Aurèle n'est pas "méprise tes émotions". Steve Jobs n'est pas "sois un connard pour réussir". Lis-les, écoute-les vraiment. Ne te contente pas du cliché.

Piège 4 — Croire qu'une figure a la réponse

Aucune figure n'a la réponse à TA situation. Elles t'aident à réfléchir, pas à décider. La décision reste à toi.

L'IA comme amplificateur

Tu peux faire l'exercice mentalement, à l'oral, par écrit. Ça marche.

Tu peux aussi utiliser une IA bien briefée : tu décris ta situation, tu choisis 3 à 7 figures, et l'IA incarne chacune avec leur style propre, leur prisme, leur conseil concret, et leur angle mort. Elle te donne aussi le fil rouge entre toutes les voix et là où elles divergeraient.

C'est précisément ce que fait notre What Would They Do. C'est gratuit, sans inscription. Bien plus rapide que de chercher des citations dans des livres, et calibré à ta situation précise.

En résumé

  • Tu tournes en rond parce que ton cerveau a épuisé sa propre perspective
  • Te demander ce que ferait quelqu'un d'autre active d'autres voies neurologiques
  • 3 à 5 figures aux prismes différents = pas 5 founders, mais 1 philosophe + 1 founder + 1 figure intime + 1 artiste + 1 contemporain
  • Le fil rouge entre les voix révèle la vérité que tu refusais
  • La divergence entre les voix révèle ton vrai dilemme
  • Aucune figure n'a la réponse, elles t'aident à reformuler la question
  • L'IA peut accélérer l'exercice en quelques minutes au lieu de quelques heures

Questions fréquentes

C'est pas un peu prétentieux d'imaginer ce que dirait Marc Aurèle ?
Non, c'est un exercice classique en philosophie pratique. Sénèque écrivait à un ami imaginaire dans ses Lettres à Lucilius. Marc Aurèle dialoguait avec lui-même dans ses Pensées. Et la psychologie cognitive moderne (Kahneman, Wilson) a montré que **'simuler' la pensée d'un autre** active d'autres réseaux neuronaux, ce qui débloque ce que ton ressassement seul ne débloque pas. Tu n'imagines pas avoir compris Marc Aurèle mieux que lui. Tu utilises l'évocation de sa pensée comme **levier pour sortir de ta perspective**. C'est instrumental, pas prétentieux.
Comment choisir des figures qui me parlent vraiment ?
Test simple : pose-toi cette question — *"Qui ai-je vraiment lu ces 5 dernières années dont la pensée m'a marqué ?"* Note 10 noms qui te viennent. Ce sont tes figures d'autorité personnelles. Choisis-en 3-5 pour ton exercice. Évite : — Les figures que tu ne connais que de réputation (tu vas caricaturer) — Les figures purement médiatiques (peu de prise réelle) — Les figures qui pensent toutes pareil Privilégie : — Les figures dont tu connais des vraies citations / livres — Les figures dont la philosophie te dérange parfois (signe qu'elle t'apporte vraiment) — Au moins 1 figure de la sagesse populaire (ta grand-mère, ton oncle, ton mentor) qui contraste avec les figures intellectuelles
Et si la figure que je consulte n'est pas d'accord avec moi ?
C'est précisément pour ça que tu fais l'exercice. Si elle te disait ce que tu veux entendre, ça ne servirait à rien. Quand une figure 'simulée' te dit quelque chose qui te dérange, demande-toi : — Est-ce que ça me dérange parce que c'est faux ? — Ou parce que c'est probablement vrai et que je préférais ne pas y penser ? Dans 80% des cas honnêtes, c'est la deuxième. Ça ne veut pas dire que tu dois faire ce que la figure suggère. Mais tu dois **intégrer son angle** dans ta réflexion finale. Sa désapprobation est une donnée précieuse.
Combien de temps prend cet exercice ?
Si tu fais à la main / par écrit : 30 à 60 minutes pour un exercice profond avec 3-5 figures. Si tu utilises l'outil What Would They Do de Noésis : tu décris la situation en 5 minutes, l'IA te génère les 3-7 perspectives en 30 secondes, et tu prends 15-20 minutes pour les lire et synthétiser. Total : 25-30 minutes. Ne le fais pas en 5 minutes. L'exercice perd toute sa valeur. C'est précisément le **temps de ralentissement** qui le rend efficace, pas la rapidité.
Cet exercice peut-il vraiment remplacer un psy ?
Non, et il ne devrait pas le prétendre. C'est un **outil de réflexion**, pas une thérapie. Un psy va t'aider à comprendre **d'où viennent** tes blocages (histoire personnelle, schémas familiaux, traumas). Un exercice WWTD t'aide à **élargir ta perspective sur une décision présente**. Les deux sont compatibles, voire complémentaires. Quand consulter un pro plutôt : — Le blocage dure depuis des mois/années — Le sujet implique des relations très douloureuses (famille, deuil, trauma) — Tu as des idées noires, des troubles de l'humeur, des comportements à risque — Tu sens que tu repètes le même schéma de décision sans en sortir Dans tous ces cas : un psy.
Faut-il réellement avoir lu les figures qu'on consulte ?
Idéalement oui pour les figures intellectuelles. Au minimum un livre ou un long article. Sinon tu vas caricaturer. Mais pour les figures populaires (Steve Jobs, Coco Chanel) : 2-3 vidéos / interviews / articles peuvent suffire à capter leur posture mentale. Leur philosophie est souvent dispersée dans des prises de parole publiques. Pour les **figures intimes** (ta grand-mère, ton parrain) : tu n'as rien à lire, tu les connais. Les inclure systématiquement, c'est un excellent contrepoids à l'intellectualisme parfois sec des figures publiques. Si tu utilises l'outil IA WWTD de Noésis : il connaît à peu près toutes les figures publiques importantes. Pour les figures intimes, tu peux décrire en 1 phrase : *"ma grand-mère, paysanne du sud-ouest, a tout fait à la dure, parlait peu"*. L'IA produit alors une voix archétypale cohérente.
Comment intégrer cet exercice dans une routine régulière ?
Trois moments où l'exercice est particulièrement efficace : 1. **Quand tu te sens bloqué·e** sur une décision depuis plus de 2 semaines. C'est le déclencheur idéal. 2. **À chaque grande transition** (changement de job, déménagement, naissance, deuil, rupture). Tu mobilises tes figures pour traverser. 3. **En revue mensuelle ou trimestrielle**, comme un rituel de remise en perspective. *"Sur quoi suis-je en train d'être étroit en ce moment ? Qu'est-ce qu'aurait à me dire X ?"* N'en fais pas un truc quotidien : ça perdrait sa solennité, et donc son efficacité.

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